Nancy - Début ce vendredi prochain d'un procès pour assassinat.

Publié le par Michel Le Fouineur

Début vendredi à Nancy du procès d'un homme pour l'assassinat de sa femme
Le 14/09/2007 à 20:59


Le procès de Bruno Pourchet, accusé d'homicide avec préméditation sur sa femme, retrouvée morte en juillet 2003, le crâne fracassé par neuf coups de tuyau de chauffage, a débuté vendredi à la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle à Nancy.
Bruno Pourchet, les traits tirés et le visage concentré à l'audience, est suspecté d'avoir préparé l'assassinat de son femme Caroline dans la buanderie familiale à Gondreville (Meurthe-et-Moselle) et d'avoir mis en scène la découverte de son cadavre.
"Mon épouse a été retrouvée morte et j'avais une maîtresse. Je ne sais pas qui l'a tuée. (...) Mais je rentre dans le cadre de celui qui aurait potentiellement pu le faire", s'est défendu M. Pourchet lors d'une expertise psychiatrique, dont la teneur a été révélée par son auteur, le Dr Grynszpan.
Bruno Pourchet, 34 ans au moment des faits, avait appelé la gendarmerie le 28 juillet 2003 au petit matin, au motif que sa femme avait disparu après une dispute et qu'il avait retrouvé sa voiture en flamme dans le village voisin de Verlaye-en-Haye.
Son comportement avait été qualifié de "bizarre" par les pompiers présents, "l'intéressé n'ayant exprimé aucun soulagement lorsqu'il avait su que sa femme n'était pas le véhicule", d'après l'ordonnance de mise en accusation.
Des gendarmes, qui l'avaient raccompagné à son domicile, l'avaient entendu hurler lorsqu'il avait découvert le cadavre ensanglanté de son épouse. Bien qu'en état de crise de nerf, Bruno Pourchet leur avait répondu "de manière froide et réfléchie", avaient constaté les gendarmes.
Les trois enfants du couples, âgés de 4, 6 et 8 ans, n'avaient rien entendu. La tante de Caroline Pourchet, qui dormait au domicile du couple, avait été réveillée au milieu de la nuit par des "bruits secs", "comme des coups de marteau", puis s'était rendormie, calmée par des explications de l'accusé.
"Quinze jours avant sa mort, Caroline Pourchet contractait une assurance décès dont son mari était le bénéficiaire. C'est extrêmement troublant", a commenté Me Clotilde Lipp, défenseur du père et de la soeur de la victime, qui soutient la thèse de la préméditation.
La fin du procès est prévue le lundi 24 septembre.



© 2007 AFP

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