Qui peut confesser ?

Publié le par Michel Le Fouineur

(par le P. Christian Delorme, prêtre à Lyon)
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La vieille dame est morte sans avoir pu recevoir le sacrement du pardon qu'elle désirait : l'aumônier de l'hôpital est arrivé trop tard. Bien entendu, toute la famille en est peinée. Mais, comme une religieuse, membre de l'équipe d'aumônerie, a parlé longuement les jours précédents avec elle, un débat s'installe parmi les enfants :
- Est-il vraiment nécessaire de se confesser à un prêtre ? Certaines religieuses ou certains laïcs ne sont-ils pas davantage à même de recevoir les confidences d'un malade avec qui ils ont pu lier des relations d'amitié ? Finalement, notre maman n'a-t-elle pas été libérée de ses fautes en se confiant à la soeur ?
Ces questions ne sont pas exceptionnelles : elles reviennent régulièrement ces dernières années, en raison de la diminution du nombre des prêtres, mais aussi du fait de la grande proximité avec les malades et personnes en fin de vie dont font preuve de nombreux laïcs (ou religieuses) responsables d'aumôneries d'hôpitaux. Plusieurs réponses peuvent être apportées. Confesser ses fautes à une autre personne, quel que soit le statut de celle-ci, peut certainement soulager des personnes accablées intérieurement par tel ou tel remords ou culpabilité. Les partager avec un autre frère (une autre soeur) dans la foi permet aussi que tout cela puisse être porté davantage dans la prière et offert à Dieu d'une manière plus large.
- Confessez donc vos pêchés les uns les autres et priez les uns pour les autres et vous serez guéris, écrit l'apôtre Jacques (Jc 5, 16).
Cependant, si la confession de ses fautes à une personne non ordonnée est toujours possible, si l'expression sincère d'une contrition peut aussi se manifester dans ce cadre et être probablement agréée par Dieu, en revanche, l'absolution ne peut être donnée que par un prêtre. Lui seul, en effet, a reçu, par son ordination, le pouvoir de "lier ou de délier", celui de remettre (ou de retenir...) les pêchés en place du Christ sauveur. Mais il convient aussi de savoir qu'une personne qui n'a pas pu bénéficier de l'absolution en dépit de son grand désir, se retrouve sans nul doute en état de recevoir de Dieu son pardon au moment de la Grande Rencontre.
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(source : Pélerin n° 6505 du jeudi 2 août 2007)
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Publié dans croyances

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