Dolce vita à Washington.
"Washington ? Tu verras, c'est une villle verte." Non, Washington n'est pas plus écolo qu'ailleurs aux Etats-Unis. Les voitures sont toujours omniprésentes dans la vie des Américains et les petites cylindrées quasi-inconnues.
Mais de fait, lorsque l'avion amorce sa descente vers l'aéroport, de quelque côté que l'on se tourne, on ne distingue guère autre chose qu'un essaim de maisons blanches, assorties pratiquement chacune du carré bleu de leur piscine, disséminées dans un océan de verdure. Au sol, l'impression demeure. Pas de gratte-ciel. De l'espace. Et des espaces verts.
La Maison-Blanche, le Capitole, le coeur des institutions américaines, c'est le Washington auquel on pense, le Washington incontournable. Mais venir à Washington DC et s'en tenir à cet aspect de la ville serait dommage. Capitale parmi les capitales, Washington n'en est pas moins emprunté d'une certaine douceur de vivre.
La Maison-Blanche, le Capitole, le coeur des institutions américaines, c'est le Washington auquel on pense, le Washington incontournable. Mais venir à Washington DC et s'en tenir à cet aspect de la ville serait dommage. Capitale parmi les capitales, Washington n'en est pas moins emprunté d'une certaine douceur de vivre.
En témoigne le quartier de Georgetown, le plus vieux de la capitale des Etats-Unis, fondé au milieu du XVIIIe siècle. Un quartier à dimension humaine, façades de couleurs vives, jardinets proprets, ruelles pittoresques, dont se dégagerait presque un petit air européen. Le jour, c'est un agréable lieu de balade et de shopping. Le soir, pubs et restaurants proposant les diverses cuisines du monde rivalisent de lumière et d'animation. Berceau de la civilisation américaine, Washington est une capitale culturelle qui compte des dizaines de musées, dont l'entrée est gratuite, comme, d'ailleurs, celle des monuments. La Maison Blanche, le Capitole ou l'obélisque du Wasgington Monument font figure de passages obligés.
En se rendant au Capitole, il serait dommage de ne pas réserver une petite visite à Union Station. La gare de Washington, trésor d'architecture monumentale, inaugurée en 1907 et restaurée dans les années 80.
Aujourd'hui attachés à mettre en valeur un patrimoine architectural certes bien récent en comparaison de celui de notre vieux continent, les Américains n'ont pas toujours fait preuve de tant de précautions. Le Willard Intercontinental Hotel en est un exemple. Ce joyau néo-classique, situé au coeur de la ville, qui avait pourtant accueilli tous les présidents américains depuis 1853, demeura durant une vingtaine d'années un squatt menaçant de tomber en ruine. Aujourd'hui, restauré à l'identique, le palace a retrouvé son lustre d'antan.
Spécialement aménagée, une petite galerie de photos témoigne de façon impressionnante du prestigieux passé de l'établissement, de sa déchéance puis de sa renaissance.
Pour l'anecdote, le lobby de l'hôtel Willard, salle d'attente ainsi baptisée par le 18e président des USA, Ulysses Grant, qui y fumait le cigare dans les années 1870 et s'y trouvait régulièrement assailli de demandes diverses, serait à l'origine du terme lobbying.
Tout un symbole, à deux pas de la Maison Blanche.
¤¤¤¤¤
Gwenola Guidé ; est magazine du dimanche 13 mai 2007.
Publicité